Chemsex.fr
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J’ai des idées noires, à qui en parler ?

Être en souffrance n’implique pas nécessairement avoir des idées noires, mais quand ces idées surviennent il peut être difficile de savoir comment agir. Chaque souffrance est légitime, quel que soit le degré de son intensité et des idées noires qui surviennent suite à ça. 
Tout le monde peut traverser des moments difficiles, il est essentiel de se rappeler que vous n’êtes pas seul.

Pourquoi parler de ses idées noires ?

Prendre conscience de ses idées noires est la première étape vers l’acceptation que sa santé mentale est plus fragile qu’habituellement. Dans ces moments, le cerveau nous fait un signal d’alarme qu’il faut prendre au sérieux. 

Nommer ses émotions peut être le premier pas pour apaiser un peu sa souffrance, verbaliser sa souffrance permet une certaine forme d’extériorisation qui donnera ensuite lieu à l’aide demandée. 

Vous n’êtes pas seul.

Idées noires après une session de chemsex 

Après une session de chemsex, la descente* peut être mal vécue selon les personnes. En effet, en cas de surproduction de sérotonine ou de boost de dopamine, le cerveau peut se trouver quelque peu affecté dans sa production. Ces hormones initialement présentes sont celles qui nous font ressentir la joie, l’amusement, l’euphorie. Sans elle, c’est un déséquilibre.

Cet état est temporaire. Il est important de s’en souvenir et de se le répéter car ça paraît très réel, mais il s’explique par ce déséquilibre chimique.

En montée, les chems font que tu te sens vivant, confiant, euphorique grâce à ce déséquilibre chimique. En descente c’est ainsi tout l’inverse qui se produit. 

En descente, on peut se sentir honteux, laid, inutile, on peut culpabiliser et se dévaloriser. La culpabilisation et la dévalorisation peut prendre beaucoup de place, au point d’en oublier qu’il s’agit des effets de la descente. Il peut même arriver de se sentir coupable d’avoir pratiqué une session de chemsex. Cet état renforce les cas d’anxiété et de paranoïa pendant la redescente, dans certains cas comme l’ecstasy ça peut durer quelques jours. C’est pourquoi il est important de ne pas prendre de décision importante lors de cette phase. 

On peut également se dire que sa vie n’a pas de sens et perdre cette soif de vitalité. Il arrive alors d’avoir des idées noires et même quelquefois de penser à en finir. Cette phase, comme une ‘’mini-dépression’’ peut être vécue intensément et provoque le même état qu’une dépression sévère avec idées noires. 

Il est important de prendre soin de soi et de s’entourer en attendant que le cerveau retrouve son équilibre dans la production d’hormones.

N’hésite pas à consulter notre article ‘’descente’’ afin de trouver des pistes pour vivre cette période.

Qui contacter ? 

• Amis/Famille : Parler à un proche peut être un moyen direct et plus intime pour partager ce que vous ressentez. Notre entourage peut parfois avoir du mal à saisir la gravité de ce que nous traversons si nous ne leur donnons pas tous les éléments.   

• Médecin Généraliste : Votre médecin traitant ou un autre médecin généraliste est formé pour parler de santé mentale, ce sont généralement les premiers interlocuteurs pour les problèmes de ce genre en France

• Professionnels de santé : psychologue, travailleurs sociaux et autres peuvent recevoir votre parole, et vous réorienter s’ ils n’ont pas toutes les ressources. 

• Professionnels de prévention suicide : 3114

Un numéro d’écoute pour la France : gratuit et accessible 24h/24 et 7J/7, les interlocuteur⋅ices sont des professionnels formés à la prévention suicide et vous proposeront une écoute adaptée à vos besoins. Numéro national de prévention du suicide – 3114 

• Fil Santé Jeunes au 0 800 235 236, permanence d’écoute pour les 12-25 ans, ouvert tous les jours de 9 à 23 heures et chat individuel de 9 à 22 heures.