Chemsex.fr
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Qu’est ce
que le Chemsex

Le chemsex, ou  « sexe sous drogue », est une pratique caractérisée par l’alliance de substances psychoactives avec des activités sexuelles. Ce terme, est  issu de la contraction entre les mots « chemical » (produit chimique) et « sex » (sexe). Les substances consommées lors des sessions de chemsex incluent des produits psychoactifs tels que l’ecstasy, la MDMA, les amphétamines, la cocaïne, la 3mmc, la 4mmc, les cathinones, la méthamphétamine, le GHB/GBL, la kétamine, entre autres.

Cette pratique implique le fait d’avoir des rapports sexuels tout en consommant des substances psychoactives, qui peuvent être à l’origine d’un désir de performances et sensations. Les sessions de chemsex peuvent se dérouler sur plusieurs heures, voire plusieurs jours et sont souvent orientées vers le sexe en groupe.

Le slam ou l’injection par voie veineuse de substances psychoactives est une pratique associée au chemsex qui implique principalement des cathinones. Elle est décrite comme une pratique sexuelle dans laquelle l’injection de psychostimulants est réalisée dans un contexte sexuel.

Le chemsex est reconnu comme un problème de santé publique en raison de ses risques potentiels, tant sur le plan physique que mental et est à l’origine d’overdoses, de recrudescence de contaminations virales (hépatites A, B, C, VIH) et bactériennes (syphilis, gonococcies, chlamydioses etc).

Le chemsex marque une évolution dans les schémas de drague et de rencontres au sein de la communauté gay, notamment via les applications, posant des défis en matière de réduction des risques et de prévention.

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Prophylaxie pré-exposition – PrEP

La PrEP, ou prophylaxie pré-exposition, est un traitement préventif contre le VIH. 

Il consiste en la prise régulière d’un médicament antirétroviral par des personnes séronégatives pour réduire le risque d’infection par le VIH en cas d’exposition au virus. 

La PrEP est particulièrement recommandée pour les individus à haut risque d’exposition au VIH, tels que les personnes ayant des partenaires séropositifs ou pratiquant des rapports sexuels non protégés.

Réduction des risques – RDR

La réduction des risques est une approche visant à minimiser les conséquences négatives associées à des comportements à risque, tels que la consommation de drogues ou les pratiques sexuelles considérés à risque par les pouvoirs publics. 

Elle se concentre sur la fourniture d’informations, d’outils et de soutien pour encourager des choix plus sûrs, plus responsables et s’éloigner de certains risques sur la santé. 

La RDR ne valorise ou ne condamne pas les pratiques, elle accompagne. 

Santé Sexuelle

Enjeu de santé publique fondamental, selon l’OMS la santé sexuelle est « un état de bien-être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité. 

Elle requiert une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources 

de plaisir et sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence. »

La capacité des individus à éprouver un sentiment de bien-être en matière de santé sexuelle dépend de l’accès aux informations adaptées, de la connaissance des risques et des vulnérabilités qui touchent certaines personnes. Mais aussi de l’accès aux soins de santé sexuelle et enfin du milieu dans lequel les individus se trouvent et de l’impact de leur environnement social, familial et professionnel.

Traitement comme prévention – TASP

TASP signifie « Traitement comme Prévention » (ou « Treatment as Prevention » en anglais). C’est une approche dans laquelle le traitement antirétroviral du VIH est utilisé pour réduire le risque de transmission du virus. 

L’idée est que lorsque les personnes vivant avec le VIH sont sous traitement et ont une charge virale indétectable, elles ne peuvent plus transmettre le virus.

Traitement post-exposition – TPE

Le traitement post-exposition (TPE), également appelé prophylaxie post-exposition (PPE), est un protocole médical administré après une exposition potentielle à une infection virale ou bactérienne, telles que le VIH ou l’hépatite B, afin de réduire le risque d’infection.

Il implique la prise de médicaments antiviraux ou antibactériens pendant une période déterminée après l’exposition pour prévenir l’infection.

Le TPE se prend idéalement dans les 4 heures qui ont suivi le rapport sexuel à risque et peut se prendre jusqu’à 72 heures. 

GHB / GBL

Le GHB (gamma-hydroxybutyrate) ou GBL (gamma-butyrolactone) est un produit initialement utilisé comme anesthésique médical pour son effet calmant et sédatif.
Classé comme stupéfiant lorsqu’il est consommé à des fins récréatives (le plus souvent dans des contextes festifs ou sexuels), sa possession et son usage sont interdits et punis par la loi.
Le GHB/GBL se présente sous forme de poudre cristalline blanche ou bien de liquide transparent et inodore au goût amer.

G-Hole

Un “G-hole” est un état de coma provoqué par un surdosage de GHB/GBL qui dure généralement une à deux heures. Ces pertes de connaissance peuvent toutefois s’accompagner d’une dépression respiratoire puis d’un arrêt cardiaque causant la mort.

K-HOLE

Un « K-hole » est un état de dissociation entre le corps et l’esprit provoqué par une dose élevée de kétamine ou une association avec d’autres substances psychoactives. Les effets sont rapides et d’une grande intensité, ce qui peut rendre l’expérience traumatisante. Toutefois, il suffit généralement d’attendre quelques minutes voire quelques heures pour que les symptômes s’estompent.

Plug anal

Le plug anal, également connu sous le terme “booty bump”, désigne un mode d’administration des substances psychoactives par absorption rectale. Dans cette méthode, la substance, qu’elle soit sous forme de poudre, de pilules, ou de liquide, est introduite dans le rectum. Cela permet une absorption rapide par les muqueuses anales, entraînant une diffusion rapide dans la circulation sanguine et atteignant rapidement le cerveau.
Il existe plusieurs manières de pratiquer le « plug anal » : tamponner la substance directement sur la paroi rectale, insérer des pilules ou de la drogue en poudre enveloppées dans du papier à rouler, ou encore injecter une solution liquide avec une seringue sans aiguille.
Cette méthode peut provoquer des risques de brûlures de la paroie anale, des saignements, des irritations et une prépondérance aux infections. Certaines substances comme la méphédrone, la cocaïne ou la tina sont parfois consommées de cette manière. Cette pratique peut entraîner des effets plus intenses.

Slam

Le slam ou injection par voie intraveineuse est une injection d’un liquide dans une veine à l’aide d’une seringue et d’une aiguille.

Le partage de matériel d’injection comporte un risque très élevé de transmission d’infections telles que le VIH et les hépatites B et C.

Une substance peut être injectée si elle se présente sous forme liquide ou si c’est une poudre soluble.

le corevih lyon-vallée du rhône

Le COREVIH Lyon-Vallée du Rhône (Comité de Coordination Régionale de lutte contre le VIH et les IST) est une démocratie sanitaire et coordonne les différentes actions en lien avec le dépistage, la prévention et la sensibilisation du VIH et des IST dans une approche de santé sexuelle.

Le groupe « Santé sexuelle » du COREVIH Lyon-Vallée du Rhône a entamé son travail sur le CHEMSEX en 2016 face a un contexte préoccupant à Lyon.
De là s’en sont suivies les productions « Chemsexeur » et « Plan perché – témoignages de chemsexeurs » respectivement sorties en 2018 et 2021.
De nombreuses journées de sensibilisation à destination des professionnels, des personnes pratiquant le chemsex et du grand public ont également été réalisées.

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